Focus sur une activité de la Bibliothèque⚓︎
Dessiner des circuits - introduction⚓︎
L'image ci-dessous montre l'activité Dessiner des circuits - introduction créée par Alice Jacquot, telle que la bibliothèque la présente.

Et voici son affichage après un clic sur le titre en bleu ci-dessus :

On apprécie
- La description dans la bibliothèque est en adéquation avec son contenu.
- La présentation globale de l'activité est soignée.
- Les consignes données dans l'interface de Capytale sont claires pour les élèves.
- Dès qu'elle a été clonée depuis la bibliothèque, cette activité peut être distribuée à des élèves.
- L'utilisation de la zone de notes partagées permet à l'élève d'utiliser un traitement de texte pour répondre. (image ci-dessous)

Vous allez maintenant en apprendre plus par son autrice.
Entretien avec Alice⚓︎
D’où vient l’idée de cette activité ?
- Les circuits logiques sont au programme de NSI en première où l’exercice est assez classique.
Je l’avais fait sur papier l’an dernier.
Cette année, via un cours à l’inspé, j’ai découvert le module Logic de Capytale qui permet de tracer les circuits. - J’ai parcouru les quelques activités proposées dans la bibliothèque, avant de préférer fabriquer la mienne.
Comme je venais de découvrir l’outil et d’en discuter avec des collègues, ça a facilité notamment mon utilisation des consignes. - Le but de l'exercice est double :
- Dessiner des circuits qui traduisent une formule, et
- les familiariser avec l’outil de manière à pouvoir ensuite faire une activité un peu plus ambitieuse.
- Je pense qu'évaluer ce genre d’activité a peu d'intérêt. On risque de mesurer leur aisance avec l’outil plutôt que l’acquisition d’une notion.
Circuler parmi les élèves a suffi à m'assurer qu'ils pourraient faire l'activité sur l'additionneur qui s'est effectivement bien déroulée.
Dans l’utilisation de Capytale avec tes élèves, as-tu rencontré des difficultés ?
- J'ai eu des surprises ergonomiques :
- Dans l'interface générale, la disposition horizontale par défaut est pénible pour y voir quelque chose, et son réglage est un peu caché.
En l'indiquant dans les consignes, certains changent la disposition.
Des voisins trouvant l'écran plus agréable que le leur finissent par demander, ou par lire la consigne. - L'onglet pour accéder à la zone de réponses est une bonne idée, également un peu caché.
- Dans Logic, l'usage du bouton
pour basculer entre les modes déplacement et modification n’est pas immédiatement intuitif (je cherchais des barres de défilement).
- Rien n’est bloquant. D'autant qu'avant l'utilisation d'un nouvel outil par les élèves, j'ai l'habitude d'en faire une démonstration au tableau.
- Dans l'interface générale, la disposition horizontale par défaut est pénible pour y voir quelque chose, et son réglage est un peu caché.
- J'ai eu un souci lors du partage d'une activité console python à deux groupes :
- J'ai amélioré la mise en forme entre les deux. Les effets n'ont pas été clairs pour moi :
Qui avaient effectivement les modifications ?
N'y avait-il pas un effet de bord pour ceux qui avaient déjà rendu le travail ? - Depuis, quand je prépare une activité, j'en partage toujours un clone par groupe. Les modifications sur l'activité initiale sont alors indépendantes des clones.
Je ne sais pas à quel point c'est utile, mais je trouve cette pratique rassurante et au final peut-être plus maintenable.
- J'ai amélioré la mise en forme entre les deux. Les effets n'ont pas été clairs pour moi :
Dans l’utilisation de Capytale avec tes élèves, qu’as-tu apprécié ?
- C’est super qu’ils puissent tester leurs circuits avec différentes entrées très facilement !
Je trouve ça vraiment mieux de le faire sur Logic que sur papier. L’utilisation par drag and drop est assez naturelle. - Globalement, Capytale permet une bonne autonomie des élèves. Ce qui est très agréable.
- Pouvoir accéder au travail des élèves hors de la classe et sans manipulation est également pratique.
En lien avec Capytale ou l’enseignement, y a-t-il une chose à laquelle tu penses et que tu souhaites partager ?
- Lors de plusieurs préparations, j’ai apprécié la découverte des partages dans la bibliothèque de Capitale !
- Je ne suis pas fan des notebooks. Autant c'est intéressant pour introduire des notions, autant lors d'un projet, je trouve qu'on perd la représentation du code et qu'il est difficile de voir quels éléments ont été exécutés ou pas. Notamment, lors des allers-retours inhérents au débogage ou à l'amélioration du programme.
- J’utilise la console Python pour mes TP notés : la récupération des codes est nettement facilitée.
Ça me permet de déposer les consignes et du code tout en gardant la différence éditeur/console, d’avoir plus de clarté sur les tests.
Ma petite astuce pour la console python :- je copie-colle l'intégralité du code que j'ai fourni après les consignes.
- Ainsi, à tout moment, un élève sait où retrouver le code initial.
Nous (#Capytale) vous en reparlons dans la remarque juste après l'échange
- Je vais préparer un TP sur la carte microbit pour la fin d’année. Je verrais si le type d'activité de Capytale me permet de faire ce que je souhaite !
- En tout cas, la débutante est très contente de découvrir petit à petit ce qui existe, en termes d’outils et d’activités partagées.
- Réciproquement, la facilité avec laquelle on peut partager en quelques clics une activité dans les bibliothèques (pour tous & entre enseignants), incite vraiment à le faire.
Peux-tu te présenter rapidement ?
- Je suis agrégée d’informatique dans l’académie de Paris depuis la rentrée 2025 où j’enseigne Numérique et Sciences de l'Ingénieur.
Précédemment, j'ai fait du développement informatique dans le privé, j'ai enseigné à l'université avant d'être contractuelle de l'Éducation Nationale.
Quel est ton rapport au numérique de façon générale ?
- J’ai beau être une “vraie informaticienne”, j’avoue avoir un faible pour les aspects plus théoriques.
Au quotidien, j’apprécie les systèmes assez immédiats d’utilisation, à la souris, plus que les outils plus avancés avec de multiples options.
J’utilise beaucoup mon smartphone, y compris pour travailler dans le métro ! C’est souvent là que je mets à jour mon cahier de texte.
Comment as-tu rencontré Capytale la première fois ?
- Rapidement, à mon arrivée dans le secondaire où je prenais la relève de remplaçants temporaires, des collègues m’en ont parlé, essentiellement pour les notebook Jupyter.
- Il m’a fallu un petit moment pour découvrir que Capytale contient bien plus, notamment Logic ou la Console python qui correspondent plus à mes usages.
Remarques⚓︎
Points de vigilance
Lorsqu'on modifie une activité pendant que les élèves travaillent sur une version, il faut avoir à l'esprit deux choses :
- Dès qu'un élève lance une activité, il travaille sur une copie qui lui est propre.
À partir de ce moment, les modifications que nous faisons sur notre activité ne peuvent plus être répercutées sur la copie de l'élève. - Si la modification est indispensable, la seule possibilité pour l'élève est de supprimer sa copie et de reprendre le travail à zéro (dans un notebook, un clic sur l'icône permet de recommencer à partir de la version actuelle de l'enseignant sans passer par la suppression).
- Heureusement, la plupart des activités de Capytale permettent de sauvegarder le fichier de travail et de ne pas tout perdre lorsque cela arrive.
Une bonne idée
- Oui, garder une copie des sources d'une activité et faire travailler les élèves sur un clone est sécurisant et simplifie notre vision de l'ensemble lors de modifications.
- Dans la même veine et pas seulement pour les plus prudents d'entre nous, effectuer une à deux fois par an, une sauvegarde de toutes nos activités sur un stockage personnel est toujours une bonne idée.
Dans votre espace (image de gauche), pour sélectionner l'ensemble des activités d'un répertoire, il faut cliquer 2 fois sur la case à cocher au-dessus de la liste de vos fichiers (image de droite).
Un seul clic ne sélectionne que les fichiers affichés sur la page en cours (image centrale).
Pour finir, un clic sur l'icône les télécharge.



Testez l'activité d'Alice⚓︎
Même si vous n'êtes pas informaticien, cliquer sur les entrées du circuit pour voir son comportement est un plaisir qui permet de prendre conscience de la façon dont fonctionne le cœur de l'informatique, à son niveau le plus intime, celui de 0 (0 volt) et de 1 (il y a 30 ans 3,3 volts et 1,3 aujourd'hui).
Le plus simple est de passer par la bibliothèque de Capytale.